Nov 9, 2020

Le succès grandissant des business fuck up night, la question “décrivez nous votre plus grande erreur” présente lors d’un entretien de recrutement…le flop, la bourde, la boulette ont gagné leurs lettres de noblesse au point de trôner au rang de qualité professionnelle.

Place à un nouveau paradigme individuel et en entreprise qui transforme l’erreur en solution et permet de prendre de meilleures décisions !

Oops ! J’ai fait une boulette.

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erreur entreprise travail

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#1 – L’erreur est encore trop souvent refusée dans les organisations alors qu’elle est un compagnon habituel en entreprise.

Comme le dit le diction, l’erreur est humaine. C’est incontournable qu’un jour ou l’autre vous passiez à côté d’une échéance non tenue ou fassiez une mauvaise analyse de la situation.

Nous avons grandi avec la croyance que l’erreur est mauvaise, qu’il faut l’éviter à tout prix. Et SURTOUT dans le monde professionnel par peur d’entrainer des conséquences néfastes sur votre réputation ou les gains de l’entreprise.

Le problème avec l’erreur c’est qu’elle est envahissante dans les équipes, les relations. C’est un frein aux actions saines, efficaces et durables.  Ne pas la traiter :

👎 ralentit les exécutions de tâches, favorise la procrastination, retarde les prises de décisions, crée de l’immobilisme : j’ai peur de faire une erreur, je vérifie tous les aspects avant de me lancer.  Je laisse ce problème sur le coin de mon bureau, il se résoudra tout seul.

👎 enfouit des idées potentiellement innovantes

👎 impacte les relations, conduit à une perte de confiance: Je n’ose pas dire non à ce projet alors que je suis déjà sous l’eau !

La peur de faire une erreur amène chacun à rester dans son périmètre, ne pas faire de vague, à porter un masque consensuel qui nuit au plaisir et la performance de tous.  

 

Pourtant communiquer l’erreur est sain de manière générale et particulièrement en entreprise. Elle vous permet de :

👍  revisiter et réfléchir à ce que vous pourriez faire différemment

👍 développer 3 qualités « humaines » qui sont clés pour créer un climat de confiance dans l’entreprise : communiquer ou entendre une erreur demande du courage, de l’honnêteté et de l’empathie.

👍donner une vision authentique de la réalité : la réalité est que l’échec fait partie du succès.

👍 donner du sens à votre travail : partager l’expérience sous l’angle de l’erreur est drôle, différent et surtout plus facilement intégré par les autres membres de l’organisation. Vous êtes en position basse pour transmettre un apprentissage et ne vous positionnez pas en maitre d’école qui énerve tout le monde.

👍Innover : impossible de trouver de nouvelles idées si on n’accepte pas de faire des erreurs – Cf Edison « Je n’ai pas échoué, j’ai simplement trouvé 10.000 solutions qui ne fonctionnent pas».

La réalité est que vous apprenez plus de vos erreurs que vous apprenez de vos succès. L’erreur a du pouvoir, de la magie et du génie 

Happ Klop – Fondateur de North Face

Tout l’enjeu est donc de transformer l’erreur, la boulette, le oops d’un sentiment de menace qui vous paralyse à celui d’opportunité qui donne envie de vous dépasser.  Comment ?

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#2 : Créer un écosystème positif qui célèbre l’essai au lieu de sanctionner les erreurs

Cultiver un écosystème positif au niveau individuel, au niveau du leader et de la culture d’entreprise = maitrise de la situation et  confiance dans la relation.

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1. Au niveau individuel : dépasser sa peur

La peur est une émotion d’ANTICIPATION.  Elle nous informe d’un danger qui pourrait arriver…ou pas. Une erreur peut provoquer une tendance à transformer la réalité en scénario catastrophe. La réalité objective est alors déformée et amplifiée.

Agissez dès que vous vous rendez compte de votre erreur pour éviter de rentrer dans un cercle vicieux. Qu’est ce qui m’aide dans ces situations délicates (et oui, je fais aussi des erreurs régulièrement)

👉 me reconnecter à mes qualités en listant mes succès pro et perso

👉 prendre le temps de me poser pour analyser mes actions et repérer mes erreurs

👉 m’inspirer d’une personne qui est un modèle de courage pour moi. Qu’est-ce que cette personne ferait à ma place ?

👉 faire des rapides recherches si une personne a déjà fait cette erreur et comment elle l’a solutionnée

👉 évaluer les différents scénarios possibles en transformant la situation catastrophe en idéale

👉 supprimer de mon langage les expressions négatives : Je suis nulle, stupide par… dans cette situation, voilà ce que j’ai fait et les conséquences de mes actes.

👉 faire un plan d’action et de progrès en me posant la question : Qu’est-ce que je vais mettre en place pour ne pas reproduire la même erreur.

Dépasser ma peur me met dans l’action. Et l’action est un moteur de satisfaction et de confiance en moi.  À vous de jouer!

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2. Au niveau managérial : créer un climat de confiance

Pas de surprise le rôle du leader est d’inspirer les collaborateurs pour créer une relation qui permet à tous d’être au meilleur de leur potentiel.  Et plus le manager porte un regard positif sur autrui, plus il développe le niveau de confiance au sein de son équipe.

Le droit à l’erreur est probablement une des permissions les plus importantes que l’on puisse donner à une personne que l’on souhaite voir évoluer.

 

En 1966, Pat Crossman met en évidence qu’un comportement ne peut évoluer qu’avec l’aide de la personne à qui elle rapporte.

– La permission donnée par le manager va aider le collaborateur à sortir de sa zone de confort. Cette permission encourage, autorise l’expérience et surtout accepte l’erreur. Si tu décides de te lancer dans ton projet que je trouve particulièrement intéressant, sache que je supporterai les plus et moins auprès du management. Je te fais confiance.

– La protection : c’est le cadre qui est nécessaire de mettre en place pour éviter une prise de risque inutile. Fixer les régles, les limites et anticiper les erreurs avant de s’engager dans l’action : Avant de te lancer dans ce projet je souhaite m’assurer que tu as bien toutes les compétences techniques et que nous sommes alignés avec les attentes de la direction.

– La puissance : cet environnement clair et positif permet à votre équipe de s’engager, de travailler dans le  plaisir. 

 

Une fois le cadre posé, des actions plus concrètes vont augmenter l’énergie des membres de l’équipe.

👉  donner de la visibilité aux projets

👉 donner des tâches à la hauteur de l’expérience et accompagner le développement des compétences

👉 vérifier que la personne a les ressources nécessaires pour bien faire son job

👉 informer des changements

👉 clarifier les enjeux, le sens et les attentes du projet

 

Il est facile en tant que manager d’intimider ses équipes. Mais cette attitude provoque la peur et diminue l’engagement, la créativité et le plaisir au travail. 

C’est bien l’empathie, le cadre, un climat de confiance qui favorise le positif au travail. Gérer les sources de peur et développer les protections nécessaires offre un environnement ou vous et votre équipe serez au meilleur de votre potentiel.

entretien annuel

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3. dans la culture d’entreprise : faire de l’erreur une best practice

La seule utilité, finalement, de l’erreur, est l’apprentissage. Comment cultiver une culture d’entreprise qui valorise a posteriori les loupés ?

👉 en promouvant la culture du feedback : Le succès des fuck up night est réel – 15’000 histoires d’erreurs partagées dans plus de 90 pays. 1’000’000 de participants… Faire de l’erreur un apprentissage collectif. À la fois se former et rire de nos loupés pour faire évoluer la culture d’entreprise vers plus d’authenticité et de confiance.

Si les histoires ne sont pas partagées, elles se répètent en entreprise et sont une perte de temps et d’énergie pour tous.

👉 en proposant, et c’est d’actualité, un moment de partage constructif lors de l’entretien annuel autour des erreurs vécues dans l’année.

👉 en organisant des « boost » en entreprise pour rechercher des solutions en intelligence collective.  Qui le souhaite peut proposer de travailler sur un sujet qui l’inspire.

Dans un système de plus en plus mouvant, l’erreur sera de plus en plus fréquente. Accepter l’erreur et cultiver une dynamique d’apprentissage de réduire le stress, d’améliorer le bien-être et par voie de conséquence la performance individuelle et collective de l’entreprise. Aussi n’ayez pas peur de vous engager dans cette direction.

Une des peurs fréquentes en cette fin d’année est liée à votre entretien annuel. Et cette année dans le contexte du Covid, les évaluations vont forcément être différentes.

Si vous souhaitez vous y préparer au mieux, ouvrir votre entretien à bien plus que la revue de vos objectifs et dire avec bienveillance ce qui est OK et NOK dans votre poste, je suis la bonne personne pour vous aider. Envoyez-moi un message en privé @helene

entretien évaluation annuelle

Hélène THIERRY

Happy Cultrice de votre job!

Si vous aussi, vous attendez plus de votre travail, quelque chose de différent mais ne savez pas par où commencer, Je vous offre le bilan de votre situation professionnelle lors d’un premier échange sans engagement. Contactez moi!……..en savoir plus

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